Si nous réagissons tous de manière différente face à chaque situation, il est cependant possible de dégager des facteurs de stress récurrents pour la majorité des individus. Ces facteurs de stress concernent les plus grandes sphères de la vie, parmi lesquelles nous retrouvons bien sûr le travail, mais également les relations sociales, la santé, ou l’argent.

Voir aussi : Qu’est-ce que le stress ?

 

Le stress au travail

 

Le stress chez les actifs

Stress au travail

Le travail est l’un des facteurs de stress les plus importants pour un grand nombre d’individus. L’évolution des cultures organisationnelles, des méthodes de travail et des pratiques managériales ont intensifié le stress au travail, ce qui explique en grande partie la progression du nombre d’interventions liées à la prévention des risques psycho-sociaux au sein des organisations.

Le surmenage est l’une des principales sources de stress en entreprise. Le surmenage des salariés et managers s’explique en partie par l’accélération du rythme du travail, dans une entreprise qui attend souvent de ses salariés qu’elle « plus avec moins », mais également mieux, et plus vite.

Deadlines de plus en plus serrées, multiplications des réunions « parasites », duplication des tâches, mauvaise optimisation des process … les causes du surmenage sont multiples et peuvent aussi bien trouver leur explication dans des causes structurelles liées à l’organisation (process, méthodes de management, culture d’entreprise, conditions de travail), qu’à des comportements individuels (problèmes de priorisation des tâches, culte du perfectionnisme, manque de communication, recherche de reconnaissance).

Les conflits au travail sont également une source de stress importante. D’une manière générale, les relations de travail sont un facteur essentiel à considérer avec une grande attention lorsqu’il est question de stress des salariés et managers, puisque la majeure partie des problèmes au sein d’une organisation découlent très souvent d’une communication inadaptée (non-dits, agressivité, exigences, manipulation affective…).

Une autre des principales sources de stress au travail est l’importance des responsabilités, qui occasionne en plus d’importantes difficultés à déconnecter dans les moments de vie privée (le soir, le week-end ou pendant les vacances). La pression des responsabilités, doublée de la fatigue de l’hyper connectivité, constitue un risque important pour la santé psychique des personnes occupant des postes à hautes responsabilités.

Très souvent, le stress chronique engendré par la vie professionnelle a tendance à se répercuter sur la sphère privée et par dégrader les relations personnelles, dans la mesure où la fatigue et l’irritation altèrent la qualité de présence, d’écoute et de communication au quotidien.

 

Le stress de l’étudiant

Stress des examens

Pour l’étudiant, le travail est également un facteur de stress important, et en particulier en période d’examens.

Les périodes d’examens constituent des pics de stress importants dans la vie des étudiants, mais parfois également dans la vie de leurs parents.

Certains cursus s’avèrent particulièrement éprouvants, notamment les cursus incluant des concours, qui ajoutent la pression supplémentaire de la compétition et peuvent, pour certains étudiants, compliquer les rencontres amicales, pourtant cruciales lors de la vie estudiantine.

 

Le stress relationnel

La vie familiale

La vie familiale, en particulier la parentalité, est un facteur de stress pour de plus en plus de personnes.

Au stress traditionnel des responsabilités qui incombent aux parents, s’ajoutent aujourd’hui des injonctions de toute part, représentant une parentalité idéalisée, vécue comme une pression très importante pour les parents perfectionnistes soucieux de bien faire.

Aujourd’hui, être « un bon parent » implique un grand nombre de critères, tant sur le plan affectif qu’éducatif.

Le risque de l’intensification du stress parental est à terme le burn-out parental, qui touche aujourd’hui 5 à 6% des parents français et peut avoir de graves répercussions, aussi bien sur les parents que sur les enfants.

 

La vie de couple

Le couple est une sphère personnelle dans laquelle les individus s’investissent de plus en plus. L’importance donnée au couple est étroitement liée à une vision onirique et parfois idéalisée de l’amour, très alimentée par les médias, les films, séries, livres, et réseaux sociaux.
Aujourd’hui, l’amour est perçu comme un idéal à atteindre, et doit nécessairement recouvrir de multiples facettes pour garantir l’épanouissement des plus exigeants : la passion, l’harmonie, l’affection, la compatibilité intellectuelle et physique, l’intensité, la fidélité (pour les couples monogames, qui représentent l’immense majorité des couples), l’alignement des valeurs…

Le surinvestissement dans le couple est très fréquent, et pose particulièrement problème quand celui-ci s’observe de manière asymétrique dans la relation.

Beaucoup de personnes surinvesties dans leur couple souffrent de déceptions permanentes, en nourrissant envers leur partenaire des attentes qu’ils ne parviennent pas à combler.

Tout comme dans la sphère parentale ou professionnelle, ce surinvestissement génère un stress important qui peut mener à un vrai épuisement émotionnel.

Aujourd’hui, le terme de « burn-out amoureux » commence donc à se faire une place dans le vocabulaire du stress, et celui-ci doit être pris tout autant au sérieux que le burn-out professionnel ou parental, car il comporte un important risque de dépression nerveuse.

 

Le stress de la maladie ou du décès d’un proche

 

Accompagner un proche en situation de santé fragile génère un stress intense et prolongé.

Lorsque le décès fait suite à la maladie – ou même s’il survient brutalement –, le choc émotionnel peut plonger dans un état de stress préoccupant qui nécessite un suivi psychologique.

Par ailleurs, les conjoints se retrouvant seul à assumer la charge de leur ménage doivent faire face à un changement très important augmentant considérablement le niveau de responsabilités et de stress au quotidien.

Le soutien de la famille et des amis est primordial dans ce type de situation.

 

Le stress lié à l’insécurité financière

L’argent, ou plus précisément la peur de manquer d’argent, est une source de stress très importante pour un grand nombre d’individus ayant peur de ne pas pouvoir subvenir à leurs besoins.

Une étude récemment menée par Credit Sesame a montré que 82% des personnes endettées sont sujettes au stress. Et 40% en éprouvent de la honte.

Les personnes stressées et angoissées par l’argent développent des chances élevées de tomber en dépression.

 

Pour éviter d’en arriver là, il est conseillé de chercher à se faire accompagner, en se tournant vers le coaching solidaire ou la thérapie gratuite dans un Centre Médico-Psychologique. Un conseiller en crédit (certains exercent en associations à but non lucratifs) peut également apporter une aide précieuse.

Voir aussi : Les conséquences du stress sur la santé